Le billet de cette
semaine doit concerner les avantages et les inconvénients du TNI, mais comme j’ai
déjà fait un billet concernant ce sujet, je vous en propose un autre qui m’intéresse depuis mon deuxième stage et
sur lequel je n’ai jamais eu de réelles explications. Je parle ici du programme
WordQ, qui peut également être jumelé avec SpeakQ.
WordQ
est un outil de rédaction simple permettant entre autres d’enregistrer des mots
souvent écrits, de prédire un mot, d’offrir une liste de mots de même
signification, d’offrir des exemples d’utilisation d’homonymes et tout ceci en
français, en anglais, en espagnol et en allemand. De plus, il est également
doté d’une reconnaissance vocale qui permet de donner une rétroaction vocale, de
lire à haute voix n’importe quel texte et de lire exactement ce qui est écrit,
ce qui permet de repérer plus facilement les erreurs grammaticales et de syntaxe.
SpeakQ, quant à lui, est un complément de WordQ permettant d’écrire les mots et
les phrases connus et de dicter ceux qui sont inconnus à l’écrit afin que le
programme l’écrive par lui-même. Il peut également lire des paragraphes entiers
et offre une suggestion pour des mots plus difficiles à prononcer.
Ensemble
ou séparément, ces programmes sont conçus pour les personnes ayant des difficultés
à écrire et à lire. WordQ+SpeakQ permet de favoriser l’écriture spontanée, de
ne pas perdre ses idées, de réduire la charge cognitive de travail, de réduire
l’anxiété reliée à l’écriture, d’augmenter la motivation face à l’écriture et
de favoriser l’autonomie. Tous ces bénéfices font de WordQ+SpeakQ un outil de
travail très apprécié dans le milieu scolaire et particulièrement en adaptation
scolaire. Il est fortement recommandé et utilisé chez les élèves TDA/H,
dyslexiques-dysorthographiques, à mobilité réduite, autistes, aphasiques et
ayant le français comme langue seconde. De plus, il peut également être utilisé
par les adultes présentant les mêmes particularités ou uniquement pour
travailler de façon à alléger la charge de travail.
Je joins une vidéo
trouvée sur youtube expliquant l’utilisation
de WordQ : http://www.youtube.com/watch?v=2pqaI-k9EBs
Source du texte : http://www.goqsoftware.com/fr/produits/wordq-speakq/
Bonjour Amélie,
RépondreSupprimerMerci pour ce billet détaillé sur l’utilisation de WordQ. Lors de mon dernier stage, mes élèves avaient accès à ce logiciel, cependant, je n’ai jamais eu la chance de m’en servir. Je connaissais ses principales caractéristiques, mais je ne savais pas qu’il offrait de la rétroaction vocale et je ne connaissais pas SpeakQ. Suite à la lecture de ton billet, j’étais curieuse de connaître d’autres avantages, mais également les limites de ces logiciels. Voici l’opinion d’une orthopédagogue et d’une enseignante concernant l’utilisation de WordQ et SpeakQ:
http://logicielseducatifs.qc.ca/index.php?page=detail_produit&id=2489§ion=eval_opinion
Salut Amélie,
RépondreSupprimerJ'avais aussi entendu parler de WordQ et de SpeakQ pendant mes stages, mais je n'ai jamais eu l'occasion de l'expérimenter. Je ne connaissais pas vraiment leurs fonctions. Je trouve que ton billet présente une très belle synthèse de leur utilisation de base et de leurs principaux bénéfices. J'ai trouvé un article qui m'a beaucoup plus sur le sujet. Divers intervenants (orthopédagogues, enseignants, orthophonistes, conseillers pédagogiques) expriment leur point de vue sur l'impact de WordQ chez des élèves en difficultés. On précise clairement que ce type d'aide technologique doit absolument être accompagné d'un soutien pédagogique
« Mme Fauteux leur explique que ce n’est pas le logiciel qui est intelligent, mais l’élève qui prend une décision parmi les choix proposés.
Ainsi, l’élève s’engage dans son apprentissage, il devient plus autonome. Il acquiert «une méthode de travail», et non une «dépendance» à l’outil, fait remarquer Mme Cadieux.»
Ils continuent en nommant 4 points à prendre en considération lorsqu'on choisit un aide technologique :
1. Choisir l’aide à l’intérieur du plan d’intervention
2. Identifier le besoin et la situation de besoin
3. Identifier l’aide appropriée
4. Assurer la planification, l’évaluation et le suivi
De plus, ils proposent d'autres logiciels d'aide à l'écriture. Il y en plusieurs que je voyais pour la première fois tel que «Inspiration», «Omnipage», «Kurzweil», etc. Je suis émerveillée par la quantité grandissante d'outils sur le marché. J'espère avoir la chance d'apprendre à les utiliser convenablement pour pouvoir aider par la suite mes futurs élèves. Je trouve qu'on devrait apprendre à les employer à l'université ou du moins y avoir accès pour les manipuler. Ça pourrait être à l'intérieur d'un cours, mais aussi sous forme d'ateliers ou de conférences. Les gens pourraient y accéder sur une base volontaire selon leurs disponibilités et leurs besoins. Nous devons être préparés à travailler et à enseigner dans un monde où les TIC sont omniprésents.
Voici l'article que j'ai mentionné plus haut :
http://www.demarque.com/pdf/Cahier_TroublesApprentissage.pdf