mardi 26 février 2013

WordQ+SpeakQ


           Le billet de cette semaine doit concerner les avantages et les inconvénients du TNI, mais comme j’ai déjà fait un billet concernant ce sujet, je vous en propose un autre  qui m’intéresse depuis mon deuxième stage et sur lequel je n’ai jamais eu de réelles explications. Je parle ici du programme WordQ, qui peut également être jumelé avec SpeakQ.

WordQ est un outil de rédaction simple permettant entre autres d’enregistrer des mots souvent écrits, de prédire un mot, d’offrir une liste de mots de même signification, d’offrir des exemples d’utilisation d’homonymes et tout ceci en français, en anglais, en espagnol et en allemand. De plus, il est également doté d’une reconnaissance vocale qui permet de donner une rétroaction vocale, de lire à haute voix n’importe quel texte et de lire exactement ce qui est écrit, ce qui permet de repérer plus facilement les erreurs grammaticales et de syntaxe. SpeakQ, quant à lui, est un complément de WordQ permettant d’écrire les mots et les phrases connus et de dicter ceux qui sont inconnus à l’écrit afin que le programme l’écrive par lui-même. Il peut également lire des paragraphes entiers et offre une suggestion pour des mots plus difficiles à prononcer.

Ensemble ou séparément, ces programmes sont conçus pour les personnes ayant des difficultés à écrire et à lire. WordQ+SpeakQ permet de favoriser l’écriture spontanée, de ne pas perdre ses idées, de réduire la charge cognitive de travail, de réduire l’anxiété reliée à l’écriture, d’augmenter la motivation face à l’écriture et de favoriser l’autonomie. Tous ces bénéfices font de WordQ+SpeakQ un outil de travail très apprécié dans le milieu scolaire et particulièrement en adaptation scolaire. Il est fortement recommandé et utilisé chez les élèves TDA/H, dyslexiques-dysorthographiques, à mobilité réduite, autistes, aphasiques et ayant le français comme langue seconde. De plus, il peut également être utilisé par les adultes présentant les mêmes particularités ou uniquement pour travailler de façon à alléger la charge de travail.

Je joins une vidéo trouvée sur youtube expliquant l’utilisation de WordQ : http://www.youtube.com/watch?v=2pqaI-k9EBs


 

mercredi 20 février 2013

La différenciation pédagogique


Lors du dernier cours, la différenciation pédagogique et les technologies utilisées pour favoriser les apprentissages ont été abordées. On nous a également présenté les valeurs fondamentales du Programme de formation de l’école québécoise  qui sont la justice, l’égalité et l’équité. Cette dernière valeur renvoie au respect des caractéristiques individuelles ou communes d’élèves, qui peuvent être parfois très différentes, d’où l’importance de la différenciation pédagogique. En effet, celle-ci ne peut être ignorée compte tenu des différences entre chaque élève et doit d’autant plus être prise en considération dans le domaine de l’adaptation scolaire.

La différenciation pédagogique peut être vue de trois façons : la flexibilité, l’adaptation et la modification. La flexibilité consiste en une souplesse qui permet d’offrir des choix variés à l’ensemble de la classe en ce qui concerne les situations d’apprentissage et d’évaluation. L’adaptation, quant à elle, est un ajustement des situations d’apprentissage ou d’évaluation, s’adressant à un groupe restreint d’élèves, mais sans modifier les critères d’évaluation. Enfin, la modification est un changement de la situation d’apprentissage et d’évaluation qui entraînent des modifications sur les critères d’évaluation. Les deux derniers points doivent être indiqués dans le plan d’intervention.

Pour les élèves en difficulté, les aides technologiques, qui consistent en une aide permettant à l’élève de faciliter sa tâche, sont très bénéfiques et permettent entre autres une meilleure intégration des élèves en difficulté, une moins grande difficulté à accomplir une tâche et une plus grande possibilité de réussite scolaire. Bien que certains enseignants soient réticents face à la différenciation pédagogique, l’utilisation des aides technologiques n’est qu’une adaptation si elle ne modifie pas les critères d’évaluation en lien avec l’intention pédagogique. Par exemple, utiliser des ordinateurs avec des programmes tels que WordQ et Antidote n’est pas une modification si les élèves ne sont pas évalués pour la compétence écrire des textes variés et donc, ne met pas l’élève en échec et lui permet uniquement d’augmenter ses chances de réussite.

Je considère donc qu’il est important pour les enseignants de tenir compte de la différenciation pédagogique par le biais des aides technologiques, car si elles sont utilisées de façon à ne modifier aucun critère d’évaluation, elles ne peuvent être que bénéfiques pour les élèves. De plus, l’utilisation d’aides technologiques fait partie de la vie courante et rares sont les adultes qui n’utilisent aucun mode de correction lorsqu’ils doivent écrire à l’ordinateur de façon officielle.

mardi 12 février 2013

Le TBI



            Le tableau blanc interactif, ou encore tableau numérique interactif, existe depuis de nombreuses années dans les écoles mais a connu un essor depuis deux ou trois ans au Québec. Il consiste en un écran géant blanc qui montre ou peut modifier une image numérique projetée par un vidéoprojecteur relié à un ordinateur. À l’aide de stylets spécialement conçus pour ce tableau, ou encore avec les doigts, on peut toucher l’écran pour transformer, dessiner, modifier, annoter, projeter et enregistrer pour réutiliser.

 Cependant, depuis deux ou trois ans, on parle souvent de la pertinence des TBI et de leur implantation dans toutes les classes du Québec. Évidemment, il y a des gens qui sont pour l’utilisation et l’implantation des TBI et d’autres qui sont contre. Tout d’abord, certains inconvénients sont présentés dans la recherche BECTA, 2003 ; Slay et al., 2008 : La remise en question des ajouts pédagogiques que le TBI apporte réellement par rapport à son coût très élevé, la complexité et la durée de préparation des situations d’enseignement-apprentissage et le manque de formation des enseignants. Par la suite, il existe également plusieurs avantages à utiliser le TBI selon l'étude de Slay et al. (2008) : La visibilité de l’écran qui permet à tous les élèves de la classe d’y voir ce qui est présenté, la motivation que l’utilisation du TBI apporte aux élèves, l’intérêt du multimédia et l’interactivité.

Pour finir, bien qu’il soit critiqué par plusieurs, le TBI est fortement demandé dans les classes du Québec et permet d’augmenter l’éventail d’outils pédagogiques d’un enseignant dans le but de favoriser l’apprentissage des élèves, à condition que celui-ci transforme sa manière de transmettre ses connaissances. Voici donc quelques liens d’activités, de vidéos et de jeux pouvant être utilisés sur un TBI.

Sources pour les informations du texte :
Dessus, P. & Soubrié P. (2010). Le tableau blanc interactif et son utilisation en classe. http://webu2.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/tbi.html

Toussaint, I. (2010). Le tableau blanc interactif : Un pas vers le changement? http://www.demarque.com/pdf/Cahier_TBI.pdf

mercredi 6 février 2013

Le modèle TPaCK


 
Le modèle TPaCK, qui signifie Technology, Pedagogy and Content Knowledge est un modèle qui propose une bonne intégration des technologies dans les classes, pour un impact considérable. Ce modèle propose la fusion des technologies, des savoirs et de la pédagogie pour un meilleur enseignement. En général, l’enseignement est le mélange  des savoirs et de la pédagogie, mais le modèle TPaCK, présenté par Punya Mishra et Mattew Koehler, propose également l’intégration des technologies, pour de plus grands apports et pour des activités plus ancrées dans la réalité, compte tenu de l’importance des technologies dans nos vies actuellement.

Comme on l’indique dans le vidéo TPaCK : Un modèle pour mieux saisir l’intégration des technologies en classe, ce modèle peut fonctionner seulement si l’enseignant possède les connaissances et les habiletés pour mettre les technologies au cœur de ses SEA et si les technologies en question ont un réel apport. En lien avec notre cours sur les TIC, les technologies doivent contenir une valeur ajoutée, pour qu’elles soient réellement utiles et permettent une activité qui va plus loin et qui a de plus grands apports que si les technologies n’en avaient pas fait partie.

Selon moi, on peut faire un lien intéressant entre le modèle TPaCK et la zone proximale de développement de Vygotski, qui stipule qu’un enfant incapable de réaliser quelque chose seul peut le faire avec une personne plus âgée ou plus expérimentée. Je crois qu’avec le modèle TPaCK, les technologies, qui sont ajoutées aux savoirs et à la pédagogie, permettent à l’enfant de réaliser quelque chose qu’il ne pourrait faire seul. Les technologies représentent l’apport extérieur qui permet d’augmenter le potentiel de l’enfant à apprendre plus efficacement.

Pour finir, je crois que le cours des TIC que nous suivons cette session est basé sur ce modèle et qu’une des fonctions de l’enseignant de ce cours est de convaincre les étudiants que les technologies peuvent avoir un réel apport dans les apprentissages des élèves et qu’elles permettent d’avoir une valeur ajoutée si elles sont bien employées et au cœur de la SEA.

Sources :
Ouellette, C. (2011). TPaCK : Un modèle pour mieux saisir l’intégration des technologies en classe. http://www.youtube.com/watch?v=RPopXNhgo_A
Psyblogs.net (2013). Zone proximale de développement. http://www.definitions-de-psychologie.com/fr/definition/zone-proximale-de-developpement.html
Image prise sur le site: http://www.inclassablesmathematiques.fr/archive/2012/08/06/la-modification-de-la-facon-d-enseigner-avec-les-tice.html